Pourquoi le projet ?

Le projet des phases 1 & 2 de la Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur est une réponse ferroviaire structurante pour répondre aux enjeux majeurs de mobilité sur un territoire densément urbanisé, qui relie notamment trois des dix plus grandes agglomérations urbaines françaises (Aix-Marseille, Toulon et Nice).

Sur les aires urbaines d’Aix-Marseille, de Toulon, de Nice et de la Côte d’Azur, qui concentrent aujourd’hui 90% de la population des départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes, l’usage prépondérant de la voiture pour les déplacements quotidiens a conduit à une saturation progressive des réseaux routiers et autoroutiers.

Chaque année, dans ces trois départements, un actif perd ainsi un temps considérable dans les embouteillages avec par exemple :

  • 40 journées de travail perdues pour un navetteur entre Aix et Marseille
  • 15 journées de travail perdues pour un navetteur entre Toulon et Fréjus
  • 25 journées de travail perdues pour un navetteur entre Nice et Sophia Antipolis

 

embouteillage

 

Les études socio-économiques conduites par SNCF Réseau dans le cadre du projet, prévoient une augmentation des besoins de déplacements de +15% d’ici 2025.

Malgré de nouvelles infrastructures (L2 à Marseille, tunnel de Toulon, 3e voies sur autoroutes A5Z ou A52, …), les difficultés de circulation vont donc s’aggraver.

Dans ce contexte, pour répondre aux besoins de mobilités des habitants, des acteurs économiques ou des visiteurs touristiques, et pour contribuer à relever les défis environnementaux et du changement climatique, il est important de favoriser le développement de mobilités moins carbonées et plus durables.

Parce que le train est un des modes de déplacement les moins polluants (9 grammes de CO2 par passager par kilomètre pour le train, contre 141 grammes de CO2 par passager par kilomètre pour la voiture particulière), son développement répond à cet enjeu tout comme d'autres mobilités telles que les véhicules électriques, le covoiturage, les autocars…

L'amélioration et le développement de l’offre ferroviaire en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur implique de nombreux aménagements.

En effet avec 2,5 km de voie ferrée pour 10 000 habitants, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose du plus petit réseau ferroviaire par habitant de France. La ligne unique entre Marseille et Vintimille, colonne vertébrale de la desserte ferrée régionale, a été construite en 1860 sur la base de matériels roulants bien moins exigeants que ceux d’aujourd’hui et de fréquences de trains et de trafic très en deçà de celles que nous connaissons actuellement :

• Aujourd'hui, les gares principales de Marseille, Toulon, Nice et de la Côte d’Azur ont par ailleurs atteint leurs limites de capacité ; l’offre de services proposée est bien en-deçà de celles des gares de métropoles européennes comparables et les statistiques de retards et suppressions de trains sont bien supérieures à toutes les autres régions de France.

• L'amélioration des performances du réseau ferroviaire entre Marseille et Menton est une condition nécessaire au développement des services. Sans amélioration de la régularité et sans augmentation des fréquences de trains, il n'est pas envisageable d'attirer significativement de nouveaux usagers et de faire du train une alternative crédible à d'autres modes de déplacements.

Les études préalables à l’enquête d’utilité publique ont été financées par :