POURQUOI LE PROJET ?

La Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur est une réponse ferroviaire structurante pour améliorer en priorité les mobilités du quotidien des habitants des aires métropolitaines d’Aix Marseille, de Toulon, de Nice et de la côte d’Azur

Le projet a pour objectifs :

  • Dans un premier temps, de désaturer les nœuds ferroviaires de Marseille, Toulon et Nice / Côte d’Azur pour répondre aux besoins de transports du quotidien des 4 millions d'habitants des trois grandes aires métropolitaines régionales ;
  • Dans un second temps, d’améliorer les liaisons ferroviaires entre ces métropoles pour faciliter les déplacements quotidiens au sein de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d'ouvrir la région aux autres régions françaises et européennes et de contribuer à la construction de l’arc ferroviaire méditerranéen entre l’Espagne, la France et l’Italie.

Sur les aires urbaines d’Aix-Marseille, de Toulon, de Nice et de la Côte d’Azur, qui concentrent aujourd’hui 90% de la population des départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes, l’usage prépondérant de la voiture pour les déplacements quotidiens a conduit à une saturation progressive des réseaux routiers et autoroutiers.

Chaque année, dans ces trois départements, un actif perd ainsi un temps considérable dans les embouteillages avec par exemple :

  • 40 journées de travail perdues pour un navetteur entre Aix et Marseille
  • 15 journées de travail perdues pour un navetteur entre Toulon et Fréjus
  • 25 journées de travail perdues pour un navetteur entre Nice et Sophia Antipolis

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Selon l'étude Inrix de 2017, Marseille est la ville la plus embouteillée de France (hors Ile de France) et Nice la dixième. Les difficultés croissantes à se déplacer dans la Région provoquent également un essoufflement de la croissance démographique, contribuent à un accroissement de la fracture sociale et entraînent une sur-exposition des habitants aux problèmes de pollution atmosphérique, de nuisances sonores et de sécurité routière.

Les études socio-économiques conduites par SNCF Réseau dans le cadre du projet, prévoient une augmentation des besoins de déplacements de +15% d’ici 2025.

Malgré de nouvelles infrastructures (L2 à Marseille, tunnel de Toulon, 3e voies sur autoroutes A5Z ou A52, …), les difficultés de circulation vont donc s’aggraver.

Dans ce contexte, pour répondre aux besoins de mobilités des habitants, des acteurs économiques ou des visiteurs touristiques, et pour contribuer à relever les défis environnementaux et du changement climatique, il est important de favoriser le développement de mobilités moins carbonées et plus durables.

Parce que le train est un des modes de déplacement les moins polluants (9 grammes de CO2 par passager par kilomètre pour le train, contre 141 grammes de CO2 par passager par kilomètre pour la voiture particulière.), son développement répond à cet enjeu tout comme d'autres mobilités telles que les véhicules électriques, le covoiturage, les autocars…

Cependant, l'amélioration et le développement de l’offre ferroviaire en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur implique nécessairement de nouveaux aménagements.

En effet avec 2,5 km de voie ferrée pour 10 000 habitants, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose du plus petit réseau ferroviaire par habitant de France. La ligne unique entre Marseille et Vintimille, colonne vertébrale de la desserte ferrée régionale, a été construite en 1860 sur la base de matériels roulants bien moins exigeants que ceux d’aujourd’hui et de fréquences de trains et de trafic très en deçà de celles que nous connaissons actuellement :

• Aujourd'hui, les gares principales de Marseille, Toulon, Nice et de la Côte d’Azur ont par ailleurs atteint leurs limites de capacité ; l’offre de services proposée est bien en-deçà de celles des gares de métropoles européennes comparables et les statistiques de retards et suppressions de trains sont bien supérieures à toutes les autres régions de France.

• L'amélioration des performances du réseau ferroviaire entre Marseille et Menton est une condition nécessaire au développement des services. Sans amélioration de la régularité et sans augmentation des fréquences de trains, il n'est pas envisageable d'attirer significativement de nouveaux usagers et de faire du train une alternative crédible à d'autres modes de déplacements.

Les aménagements prévus dans le projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur permettront de désaturer les nœuds ferroviaires existants et d'améliorer l'offre de service, prioritairement pour les déplacements quotidiens.

 

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